Étude solaire · 365 jours · pas de 15 min
Combien d'heures de soleil, où, et quand ?
Cette page découpe l'année en périodes et calcule, pour chaque espace de la terrasse, le nombre d'heures de soleil direct reçues par jour. Le principe est simple : sur une grille de 25 cm posée sur toute la terrasse, et pour chaque quart d'heure des 365 jours de l'année, on demande si le soleil est visible depuis ce point ou si quelque chose s'interpose — le volume de l'appartement, l'acrotère, une casquette béton, ou un des 82 objets du plan. Puis on additionne. C'est un calcul de géométrie, pas une mesure sur site : lisez d'abord ce qu'il vaut et ce qu'il ne vaut pas.
Ce que ces chiffres valent — à lire avant de les utiliser
1 · Le nord est une déduction, pas une mesure boussole
Tout ce qui suit repose sur un seul nombre : l'axe +x du plan pointe vers un relèvement de 225 ° depuis le nord vrai. Cette valeur a été déduite de la rose des vents du plan d'architecte AR24 et de l'ordre des pièces, puis recoupée avec deux observations d'usage (l'aile du bureau Clément prend le soleil en fin d'après-midi, celle du bureau Léo le matin). Elle n'a jamais été relevée à la boussole sur place. Une seule mesure sur site rendrait toute cette page exacte.
En attendant, le calcul a été rejoué à 210 ° et 240 ° (± 15 °). Bonne nouvelle : à l'échelle d'une zone, l'écart reste modeste — au plus ± 0,6 h/jour sur la moyenne annuelle. Le classement des zones entre elles ne change pas. Le détail est au §05.
2 · Aucun bâtiment voisin n'est modélisé
Seuls masquent : le volume de l'appartement lui-même, l'acrotère de la terrasse, les deux casquettes béton et les 82 objets du plan. Sur un attique de 4e étage c'est peut-être l'essentiel de la vérité, mais rien dans ce dossier ne connaît la hauteur des immeubles alentour. Un bâtiment voisin ferait baisser ces chiffres, jamais monter.
Une exception est chiffrée : le lot mitoyen (l'appartement voisin, coin x 3→10,1 / y 13→15 — c'est d'ailleurs lui qui explique que l'aile gauche s'arrête à y=13). Il est presque certainement bâti à la même hauteur, mais aucune source ne le confirme : il est donc exclu du calcul principal et son effet est donné en sensibilité (§05).
3 · Ce que le modèle suppose de l'architecture
Deux hypothèses pèsent lourd et ne sont pas mesurées. L'acrotère est supposé plein sur 1,10 m tout autour (valeur reprise de la scène 3D). C'est l'hypothèse la plus déterminante de toute la page : au ras du sol, un acrotère plein de 1,10 m masque tout soleil sous 48 ° pour un point situé à 1 m de lui. Si le garde-corps est en fait ajouré ou vitré, plusieurs zones gagnent jusqu'à +1,8 h/jour — à vérifier en priorité, avant même la boussole.
Le volume bâti de l'appartement est pris à 2,80 m au-dessus de la terrasse (2,53 m sous plafond relevés dans la maquette 3D + ~0,27 m de dalle ; recoupé par la casquette, qui culmine déjà à 2,35 m). Attention : la visite 3D dessine ces cloisons à 1,0 m — c'est un choix de maquette pour voir l'intérieur d'en haut, pas une hauteur réelle. Une variante à 3,20 m est calculée en sensibilité.
4 · Le tracé de la terrasse est un schéma
Le polygone du plan développe 128 m² là où le cartouche AR24 annonce 101,30 m², soit +26 % : les deux ailes longues sont dessinées 3,00 m de large pour ≈ 1,90 m réels, et l'aile droite 15 m pour 17,7 m. Les résultats sont donc donnés en heures par point (moyennes, médianes, part des points au-dessus d'un seuil) et jamais en « X m² reçoivent Y heures » : une statistique par point survit à cette distorsion, une surface non. Les positions relatives des zones, elles, restent justes.
5 · C'est du soleil direct géométrique, pas de l'énergie
La question posée est « le disque solaire est-il visible depuis ce point ? » — pas « combien d'énergie arrive ici ». Sont donc ignorés : la nébulosité réelle de Villefontaine (ces chiffres sont un plafond par ciel clair), l'extinction atmosphérique, et la lumière diffuse — un point à « 0 h de soleil direct » reçoit quand même la lumière du ciel, ce n'est pas le noir. C'est en revanche exactement la grandeur qu'emploient les fiches de culture (« 6-8 h de soleil direct par jour »), donc la bonne pour arbitrer un emplacement. Le soleil sous 1 ° de hauteur n'est pas compté (l'horizon urbain le masque de toute façon).
La carte
Chaque carreau fait 25 cm de côté et porte la moyenne journalière d'heures de soleil direct sur la période choisie. Survolez pour lire une valeur exacte.
Cette page lit ses résultats dans data/ensoleillement.json via
fetch() — que les navigateurs bloquent quand la page est ouverte
directement en file://. Lancez un petit serveur local
(python3 -m http.server depuis le dossier site/) puis ouvrez
http://localhost:<port>/ensoleillement.html.
Chaque espace, période par période
Huit zones fonctionnelles reprises du vocabulaire du dossier (salon, repas, cuisine extérieure, potager, ailes plantées) et recalées sur les positions actuelles des objets — après le re-zonage qui a descendu le salon dans l'angle bas-gauche et déplacé la cuisine de 6,7 m. Elles pavent exactement la terrasse : aucun point n'est hors zone. Les deux ailes longues sont coupées en deux, parce qu'une aile de 10 m présente un gradient qu'une moyenne unique effacerait.
Distribution dans chaque zone —
Les plantes sont-elles au bon endroit ?
Le cahier des charges (§00 du dossier) ouvre un protocole de mesure d'ensoleillement sur site, écrit précisément parce que personne ne connaissait ces chiffres. Ce calcul ne remplace pas ce protocole — il le hiérarchise : voici, sous les hypothèses ci-dessus, les plantes dont l'emplacement mérite d'être vérifié en premier.
Ce qui changerait si une hypothèse tombe
Chaque colonne isole une hypothèse discutable du modèle et rejoue l'année entière avec. L'écart est donné en heures par jour sur la moyenne annuelle de la zone, au plan de mesure de référence (0,80 m). C'est la mesure de ce qu'on ne sait pas.